CHARLES LEMBE

Charles Lembè

charles LEMBE

A la fois chanteur, guitariste, auteur-compositeur et chef d'orchestre,
Charles Lembé est une des figures du paysage musical camerounais,
développant un style dépouillé, essence même de la chanson traditionnelle africaine.

Biographie


Né à Yabassi, au Cameroun, le 5 décembre 1938, il dirige en 1953, à 15 ans, l'orchestre de son école, le collège moderne de Nkongsamba. Quelque temps après, suite au décès de son père, il débarque en France. Il chante d'abord pour les étudiants puis, en 1959, il signe un contrat avec Vogue (en même temps que Johnny Halliday). Il enregistre dans cette légendaire maison de disque le premier disque camerounais de l'indépendance, en 1960 : un 45 tours intitulé "Echo du Cameroun", dans lequel il chante quatre de ses compositions, accompagné par une bouteille et des maracas !

"Nous espérons que vous écouterez avec joie ce jeune chanteur à la voix veloutée", précise le texte de la pochette du disque. Ce dernier se vend bien. Il restera huit années de suite au catalogue de Vogue.
C'est également en 1960 que Charles Lembé crée "La Plantation", le plus célèbre des clubs africains parisiens de l'époque. En 1964, il est engagé comme chef d'orchestre du night-club bruxellois "Les Anges Noirs". C'est le début d'une carrière internationale qui le conduit à travers toute l'Europe à la tête d'un trio antillais.
Après plusieurs disques dans d'autres compagnies, il crée sa propre marque, BIS, en 1972, ce qui fait de lui le doyen des producteurs camerounais.

"Pour vivre, j'ai fait de la musique de danse. Aujourd'hui, je veux revenir à la musique de mes débuts, à la chanson africaine." déclare-t-il en 1973.
Ainsi s'explique la naissance la même année de son album "The Voice of Africa", qui se vendra par centaines de milliers d'exemplaires pendant plus de 25 ans.
Ce disque qui figure parmi les disques de référence de la musique africaine du 20e siècle reste, encore aujourd'hui, dans les mémoires.

Il sera suivi d'un 45 tours, "Bélè Mba (Appelle-moi)", en 1976, puis des 33 tours "Lembé Sings Africa", en 1977 et "The voice of Africa, volume 2", en 1979.
En 1981, il écrit la musique de "La Brûlure", un film camerounais de Urbain Dia Moukory.

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Président de la Fédération des Artistes Camerounais de 1982 à 1984, puis président du Conseil National des Musiciens de 1984 à 1989, Charles Lembé se consacre progressivement à l'écriture et à la production cinématographique. Il produit finalement son premier long métrage en coproduction, "Pourquoi les blancs font la polygamie" (Productions du Wouri), en 1985. Avec cette savoureuse comédie grand public, Charles Lembé rencontre une nouvelle fois le succès sur le continent africain. Fort de cette expérience cinématographique, il crée sa société de productions cinématographiques, Victoria Films, et sa déclinaison musicale, Victoria Records.

Figure de la scène culturelle camerounaise, il représente le Cameroun dans diverses manifestations internationales : Coupe du Monde de Football aux Etats-Unis en 1994, Fespaco en 1995, Festival de musique de l'OUA en 1996,...

Charles Lembé vit principalement à Paris, dans le 18e arrondissement, depuis 1999. Auteur-compositeur, interprète, producteur de disques, de cinéma et scénariste, ce pionnier de la musique camerounaise est sociétaire Sacem et SACD.

En 2008, Charles Lembé revient sur le devant de la scène avec un nouvel enregistrement, "Ses Plus grands succès", qui revisite son répertoire.

En 2009, la célèbre chanson de Charles Lembé "Quiero Wapacha", écrite en 1962, figure comme référence de la musique afro-cubaine sur la compilation "Africa Boogaloo : Latinization of West Africa" du label anglais Honest Jon's.

Il rentre également en studio pour préparer un nouvel album inédit, en français, concrétisation tant attendue par son public de l'ambitieux travail d'écriture et de composition qu'il a mené ces vingt dernières années.

Cet album sortira en 2011.

Source : http://charleslembe.com/

CHERAMY DE LA CAPITALE

Cheramy de la Capitale

CHERAMY DE LA CAPITALE

Apollinaire Owona

Né le 11 novembre 1926 - décédé en mai 2011

Guitariste, saxophoniste, auteur compositeur et interprète

Genre musical: meringué


Albums: une dizaine d'albums avant le dernier, Dzogan eza mam (1968)

Bon à savoir: Basé au départ au cabaret Canne à sucre et à l'Hôtel Aurore à Yaoundé, l'ancien chauffeur automobile devient l'une des toutes premières vedettes de la chanson dans la période d'avant et d'après l'indépendance. Il s'est lancé sur la scène en 1956 après sa rencontre avec N'na'a Ngômô, le chef pupitre de la fanfare du chef Charles Atangana. Propriétaire d'un orchestre acheté chez un expatrié, qu'il transportait à l'aide de son véhicule. Il règne sur la scène entre 1958 et 1968, année où il se retire parce que ses droits d'auteur ne lui sont pas reversés. Son retour dans les années 1982-1983 sera un semi échec. Il a à son actif des titres célèbres comme " Sophie ", " Edin no1 ", " Merengue Saint Paul ", " Docteur Messimba ", " Enon etam e ne aba abui ", " Merengue propidon ", " Mot ane zeze ". Son règne sur la place musicale de Yaoundé aurait été tel que les Messi Martin, Ndo Clément et Jean Gabarit ont dû migrer vers le Nord Cameroun pour avoir une place au soleil.

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Le public de Douala s'est régalé gratuitement le 18 décembre dernier au stade Mbappe Lepe à Akwa. Les généreux donateurs ? Les organisateurs des Journées camerounaises de la musique, qui, pour leur cinquième édition, ont décidé de réunir sur la même scène l'ancienne et de la nouvelle garde. Et pour tous, l'engouement populaire a été le même.

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Cheramy de la Capitale

C'est dans un stade comble qu'on a eu droit, dès 22h, et ce jusqu'à l'aube, à des prestations mémorables de Nkotti François, " Ange " Ebogo, André-Marie Tala, Mbarga Soukouss, etc. De bons moments auxquels s'est apposée la fougue d'une jeunesse parfois revendicatrice, à l'instar du rappeur Valsero. A sa verve se sont mêlés des sons plus dansants qui ont créé le même délire dans la foule, avec les coups de reins d'Hugo Nyame, Djene Djento, Annie Anzouer et Nicole Mara… Une hystérie qui s'est transformée en fou rire lors du passage de la " copine " la plus en vue du moment, Major Asse.

Mais les JCM 2010 n'auront pas été qu'une communion scénique entre les musiciens et le public. Comme l'avait souhaité Tom Yom's, défunt époux de Dinaly, avec laquelle il a donné vie aux JCM, Tom à qui un hommage était rendu lors de cette édition, l'événement devait aussi rassembler les professionnels autour des problèmes de la musique. Ce qui explique les ateliers de formation et les rencontres professionnelles. Cette année, il s'agissait de rappeler à la mémoire collective ceux qui ont participé à donner un statut à la musique camerounaise depuis cinquante ans. Et comment elle a évolué depuis.

Dans le souci de rendre le débat public, la chaîne LTM TV a été choisie pour la rediffusion des différentes émissions et reportages, avec l'évocation entre autres de Jacob Medjo me Nsom, de Cheramy de la capitale, une intervention d'Anne-Marie Nzié, ainsi que d'Ottou Marcellin et François Bingono Bingono. Sans compter les réflexions entre professionnels qui réunissaient musicologues, historiens de la musique, artistes… Le plus grand nombre a également pu avoir accès au palais Dika Akwa pour une conférence publique sur l'influence de l'indépendance sur la musique camerounaise. Et l'un des intervenants n'était autre que Francis Kinguè, qui a accepté de bon cœur de mettre son expérience au service des JCM.

Rita DIBA, Cameroon Tribune

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